FANDOM


Mémoires d'une geisha (Memoirs of a Geisha) est un film américain réalisé par Rob Marshall, sorti en 2005.

Synopsis Modifier

Une jeune campagnarde, Chiyo, et sa sœur sont vendues par leur père à la tenancière d'une école de geisha (une Okiya). Les deux sœurs sont rapidement séparées et Chiyo se retrouve confrontée à la sévérité de la maitresse de maison et à la dureté de la vie d'une d'apprentie geisha. Elle doit également faire face à l'hostilité teintée de jalousie de Hatsumono, geisha vedette de la maison, qui, par ruse réussit à la faire reléguer dans l'emploi de servante.

Chiyo a perdu tout espoir en l’avenir lorsque, au hasard d'une rencontre, elle est séduite par la gentillesse d'un homme, président d'une entreprise d'électricité, dont elle tombe amoureuse. Elle décide alors de tout faire pour mériter son attention. Fort opportunément, une autre geisha, Mameha, la prend sous son aile et entreprend de lui enseigner les rudiments du métier. Grâce à Mameha et aidée de sa détermination, elle devient bientôt, sous le nom de Sayuri, une geisha célèbre et admirée.

Mais le succès ne la rapproche pas de celui qu'elle aime en secret car une geisha n'a plus le droit à l'amour. D’ailleurs, Nobu, l'ami intime du président, s'intéresse à Sayuri et s’interpose entre eux. Il faudra que survienne la déroute japonaise de la Seconde Guerre mondiale entrainant la fin de traditions séculaires pour que Sayuri et le président puissent enfin se rejoindre

CritiqueModifier

Le tournage s'est déroulé du 29 septembre 2004 au 31 janvier 2005 en Californie, à l'exception de quelques rares scènes tournées à Kyōto même. Une polémique est née en Asie à propos de ce film où des actrices chinoises tiennent les rôles de geishas japonaises.

Une vraie Geisha est capable d'arrêter un homme d'un seul regard.

Chiyo, enlevée brutalement en compagnie de sa grande sœur d'un hypothétique cocon familial, laisse s'évaporer son besoin d'évasion. Ses sens s'éveillent, le désir de découvrir ce monde nouveau s'empare de cet esprit curieux en pleine mutation. De plus en plus fascinée par l'univers de ces femmes, elle désire devenir l'une des leurs en s'imposant le long parcours qu'impose une étude sévère.

La comparaison avec les sumotoris n'est pas outrancière. Hormis un esthétisme différent, devenir Geisha est un combat. Pour triompher, il faut lutter âprement par la maitrise des rivalités internes entre femmes déterminées à ne rien lâcher, le tout, à l'image de la vipérine Hatsumomo.

Chiyo doit accepter les punitions et les extravagances de l'environnement sans broncher.

Extérieurement, il est indispensable de plaire aux hommes qui sont ici des négociants financiers avides de chastetés à consommer. Le corps et l'esprit sont contraints à la perfection. La moindre erreur est fatale. Exploiter immédiatement par l'adversité, elle détruit la prétendante concernée.

La merveilleuse rencontre sur le pont avec le président illumine le visage adolescent de Chiyo ; décidée à revoir coûte que coûte cette soudaine providence à visage humain, elle gravit tous les échelons menant à la définition de Geisha, beauté indifférente construite dans la douleur et la soumission servant de paravent à un concept secret : un cœur amoureux.

Cette froideur calculée est seul moyen de s'offrir une indépendance par un coté inaccessible qui fascine les hommes.

Ce stratagème permet à Chiyo de progresser clandestinement vers le seul contact humain de quelques minutes qui émerveilla son visage de jeune fille par une douce caresse et une voluptueuse glace à la cerise.

L'apprentissage de Geisha s'exécute sur fond de ballets d'éventails et de paroles stimulantes d'une formatrice sévère mais loyale.

L'examen final de Chiyo devant des hommes médusés consacre une belle jeune fille courageuse qui trouve la force de s'imposer par la grâce dans un monde réaliste.

Chiyo devient Sayuri, Geisha incontestée au regard vague et incertain, mais au cœur pur déterminé.

Ce cheminement montre une éclosion, celle de Chiyo adolescente peureuse, quelconque, dépendante de tout, en Sayuri devenue une femme remarquablement belle, maitresse de son destin, par le galbe d'un mouvement abouti, consécration d'un long travail.

La récompense finale ne se dérobera pas devant un si bel exemple de détermination.

Distribution Modifier

Fiche technique Modifier

RécompensesModifier

  • Oscar de la meilleure direction artistique (John Myhre et Gretchen Rau), meilleure photographie et meilleurs costumes, ainsi que nomination à l'Oscar de la meilleure musique, meilleur son (Kevin O'Connell, Greg P. Russell, Rick Kline et John Pritchett) et meilleur mixage son (Wylie Stateman) en 2006.
  • Prix de la meilleure musique de film, meilleure photographie et meilleurs costumes, ainsi que nomination au prix de la meilleure actrice (Zhang Ziyi), meilleurs coiffures et maquillages (Noriko Watanabe, Kate Biscoe, Lyndell Quiyou et Kelvin R. Trahan) et meilleurs décors, lors des BAFTA Awards 2006.
  • Golden Globe de la meilleure bande originale de film et nomination au Golden Globe de la meilleure actrice pour Zhang Ziyi en 2006.


Retrouvez tous les détails techniques sur la fiche IMDB

Cette page utilise tout ou partie du contenu de Wikipédia francophone. L'original de l'article est à M%C3%A9moires_d%27une_geisha. La liste des auteurs se trouve dans historique. Le texte de cette page tout comme celui-ci est disponible sous Creative Commons Attribution-Share Alike License 3.0 .

Interférence d'un bloqueur de publicité détectée !


Wikia est un site gratuit qui compte sur les revenus de la publicité. L'expérience des lecteurs utilisant des bloqueurs de publicité est différente

Wikia n'est pas accessible si vous avez fait d'autres modifications. Supprimez les règles personnalisées de votre bloqueur de publicité, et la page se chargera comme prévu.

Sur le réseau FANDOM

Wiki au hasard