FANDOM


La Voie lactée est un film français (aussi allemand et italien) de Luis Buñuel, sorti en 1969.

SynopsisModifier

Six mystères ou dogmes du catholicisme sont illustrés a travers deux vagabonds, Pierre et Jean , qui pour se faire un peu d'argent se rendent a Saint-Jacques-de-Compostelle.

Tout au long de leur périple, ces deux vagabonds croisent bon nombre d'hérétiques et de fanatiques, autant d'hommes et de femmes dupés par les promesses d'une religion pas toujours catholique. Eux-mêmes se rendent à Saint-Jacques de Compostelle, haut lieu de pèlerinage depuis le onzième siècle qui a du pourtant attendre encore plusieurs siècles avant que la papauté reconnaisse comme authentiques les restes de l'apôtre. Cette voie lactée c'est bien entendu le chemin de Saint-Jacques, un chemin où s'immisce le doute, le mystère, la tentation.

CritiqueModifier

La voie lactée n'est ni un film anti-religieux, même si les blasphèmes sont légion, ni un film sous la tutelle du Vatican, ce ne sont que les simples questions qui taraudent son metteur en scène anticlérical, mais passionné par la religion depuis le début de son oeuvre. En inscrivant ce thème dans une veine surréaliste, Bunuel rend son propos atemporel, universel.

Plus qu'un film sur l'interprétation des dogmes, c'est un rêve éveillé de son réalisateur et scénariste qui met en avant ses propres interrogations. Cependant, il ne veut pas pour autant affecter un avis tranché sur ces questions, d'où un récit baignant à la fois dans le divin et dans le surréalisme le plus décalé, faisant coexister différentes époques dans une même scène.

Cinéaste emblématique du mouvement surréaliste, Luis Bunuel signe avec La Voie lactée un film-songe qui s'interroge sur les fondements de la religion avec force blasphèmes. Il confronte ses deux protagonistes aux différentes hérésies engendrées par les diverses interprétations des dogmes au fil des siècles. Jonglant avec trois époques différentes (les débuts de l'ère chrétienne, la fin du seizième siècle, et la deuxième moitiée du vingtième siècle), Bunuel dresse le tableau d'une montée en puissance de l'église jusqu'à son déclin inévitable, conséquence de trop nombreux excès.

Le surréalisme s'avère dans ce film une arme redoutable pour celui qui sait s'en servir, et Bunuel était un franc tireur. Ici le blasphème est de rigueur. Bunuel, en plus d'ausculter les dérives hérétiques, piétine allègrement l'image de l'église en offrant le spectacle de curés intolérants. Le seul qui soit un peu tolérant s'avère être un fou évadé de l'asile...

Alors qu'une prostituée veut des enfants, l'Inquisition déclare hérétique maudit celui qui ne pense pas comme elle, les morts sont dépouillés de leurs chaussures, les chasseurs tirents sur les rosaires et récoltent une apparition de la vierge, et on fusille le pape en rêve. Peut-être que la plus belle scène du film, la plus décalée aussi, est celle qui oppose un janséniste à un jésuite en duel à l'épée, avec en arrière-plan nos deux vagabonds, un saucisson dans une main, le litre de rouge dans l'autre.

DistributionModifier

Fiche techniqueModifier

  • Titre : La Voie lactée
  • Titre allemand :Die Milchstraße
  • Titre italien : La via lattea
  • Réalisation : Luis Bunuel
  • Scénario : Luis Bunuel et Jean-Claude Carrière
  • Montage : Louisette Hautecoeur, Luis Buñuel
  • Musique : Luis Bunuel
  • Image :Christian Matras
  • Durée : 101 mn
  • Date de sortie : 15 mars 1969


Retrouvez tous les détails techniques sur la fiche IMDB

Interférence d'un bloqueur de publicité détectée !


Wikia est un site gratuit qui compte sur les revenus de la publicité. L'expérience des lecteurs utilisant des bloqueurs de publicité est différente

Wikia n'est pas accessible si vous avez fait d'autres modifications. Supprimez les règles personnalisées de votre bloqueur de publicité, et la page se chargera comme prévu.

Sur le réseau FANDOM

Wiki au hasard