Cinéma marocain
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Le cinéma marocain concerne la production cinématographique produite au Maroc. Les films produits traitent de tous les sujets de la société marocaine. Certains de ces films connaissent un succès international comme Marock en 2004 et regagne depuis quelques années confiance et renoue avec le public. Une présence dans les plus grands festivals en l’occurrence Cannes, San Sebastian ou Marrakech et des cinéastes reconnus à travers le monde. En évoquant le cinéma marocain, on ne peut s’empêcher d’évoquer des noms qui ont marqué à travers leurs signatures, l’histoire cinématographique marocaine et continuent à satisfaire leur public au moment où d’autres déçoivent. Ceci étant, le Maroc peut se réjouir de compter parmi sa filmographie des « chefs d’œuvre » et des cinéastes prêts à sortir de sa léthargie le septième art. Longtemps dominé les écrans du monde arabe par la qualité et la quantité de sa production. Le septième art n'y est pas un apport récent de la décolonisation. Certains évoquent le manque de publicité pour promouvoir le cinéma, d’autres le manque de créativité au moment où une nouvelle vague de cinéastes que les journalistes et critiques appellent « les jeunes cinéastes » ont décidé de dépasser cet état de choses et se débrouiller avec leurs propres moyens.
Ce pays, à l'opposé par exemple du cinéma algérien, a dégagé toute responsabilité de l'état, en omettant de rencontrer le nécessaire équilibre entre un cinéma commercial et un cinéma esthétisant à public essentiellement élitiste : On retrouve au niveau national des réalisateurs qui ont donné leur lettres de noblesse : Wechma (Traces)[Hamid Bénani] , Moumen Smihi (El Chergui ou le Silence violent, 1975), Jilali Ferhati (Poupées de roseau, 1981 ; la Plage des enfants perdus, 1991), Farida Benlyazd (Une porte sur le ciel, 1988), Saad Chraibi (Chronique d'une vie normale, 1990), Mohamed Abderrahmane Tazi (Badis, 1989 ; À la recherche du mari de ma femme, 1993), Hakim Noury (le Marteau et l'Enclume, 1990), Hassan Benjelloun (la Fête des autres, 1990). Actuellement de jeunes réalisateurs sont en train de révolutionner le cinéma marocain. Parmi ceux-ci citons des réalisateur comme Nabil Ayouch ou Narjiss Nejjar, Faouzi Bensaïdi, Noureddine Lakhmari, Leila Triki, Laïla Marrakchi[1]. D'après une étude publiée par le cabinet valyans à la demande du centre cinématographique marocain (CCM), même si la production du cinéma au Maroc est abondante, les salles de cinéma ferment et 60% des marocains ne regardent pas de films[2].
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[modifier] Histoire
Le premier tournage au Maroc date de 1897, avec Le Chevrier marocain de Louis Lumière, qui inaugure une tradition de tournages étrangers au Maroc[3]. Le Centre Cinématographique Marocain (CCM), créé le 9 janvier 1944 et réorganisé en 1977, a pour rôle principal l’organisation et la promotion de l’industrie cinématographique au Maroc. Il veille à l’application de la législation et la règlementation concernant tous les métiers du secteur. La cinémathèque marocaine a principalement pour objet la préservation du patrimoine cinématographique national et international et de promouvoir la diffusion de la culture par le film.c'est dans cette optique, que le centre a diffusé, en janvier 2007, une nouvelle circulaire sur l'utilisation du fonds d'aide rebaptisé, à l'exemple du modèle français, “Avance sur recettes”. L'accent y est mis sur le principe du remboursement, au moins en partie, des fonds débloqués, et sur le contrôle de la comptabilité des films, selon une philosophie bien simple : quand on a 3 ou 4 millions de dirhams pour monter un film, on peut en défalquer 10.000 pour le compte d'une fiduciaire qui veillerait à la transparence des comptes. “étant donné que l'avance sur recettes est remboursable au prorata des apports du fonds d'aide et des autres apports du producteur, toutes les sommes destinées à la production du film doivent être déposées dans un seul compte bancaire ouvert au nom du film ayant bénéficié de l'avance sur recettes”, stipule notamment le nouveau texte. La note ne précise pas les montants et les modalités de remboursement, mais elle reste une première mesure concrète dans une série de “contraintes positives” qui devrait barrer la route aux derniers intrus (sociétés de production, cinéastes) du cinéma marocain.
[modifier] Quelques dates-clefs
- 1907 : Félix Mesguich tourne à Casablanca un reportage sur les débuts de l’agression française contre le Maroc.[4]
- 1919 : un premier film de fiction colonial en français Mektoub est est produit par Jean Pinchon et Daniel Quintin avec Mary Harald Bogaerts.
- 1935 : construction du Cinéma Vox à Casablanca par Marius Boyer. D'une capacité de 2000 places, c'est à l'époque le plus grand cinéma d'Afrique. Il est détruit dans les années 1970.
- 1944 : Création du Centre Marocain de la Cinématographie (CCM). Les studios et laboratoire Souissi sont ouverts à Rabat.
- 1958 : premier long-métrage marocain : Le fils maudit de Mohamed Ousfour.
- 1968 : Premier Festival du film Méditerranéen à Tanger. Le festival se tient aujourd'hui à Tetouan.
- 1970: Film fondateur du cinéma marocain.
- 1982 : Premier festival national à Rabat.
- 2001 : Première édition du Festival international du film de Marrakech
- 2007 : Inauguration de la Cinémathèque deTanger.
[modifier] Films étrangers tournés au Maroc
Si le Maroc est depuis toujours une terre d'accueil pour le cinéma étranger (Othello d'Orson Welles en 1952, L'homme qui en savait trop d'Alfred Hitchcock en 1956 [5][6], ou Lawrence d'Arabie en 1962), c'est depuis les années 2000 que cette activité se développe vraiment, avec l'ouverture de studios de tournage aux normes internationales à Ouarzazate. On peut citer Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre en 2002, Kingdom of Heaven de Ridley Scott en 2005. Parmi les raisons de cet engouement pour les production au Maroc, ce sont les variétés de paysages, l' architecture variées, l'éclairage lumineux et ses nuances[7].
[modifier] Le Maroc dans l'imaginaire cinématographique
Un certain nombre de films très célèbres, s'ils ont été tournés en Californie, font appel à l'image du Maroc, ou du moins la vision d'un orient romancé. En 1930, Cœurs brûlés (Morocco) de Josef von Sternberg réunit Marlene Dietrich et Gary Cooper. Quelques années plus tard, c'est l'énorme succès de Casablanca avec Humphrey Bogart et Ingrid Bergman qui consacre cette image à travers le monde.
[modifier] Wechma de Hamid Bennani
La plupart des chercheurs et des critiques du cinéma admettent que la véritable histoire du cinéma marocain a débuté avec la production du film Wechma de Hamid Bennani en 1970, en effet les productions antérieures à cette date ne sont que des copies marocanisées de mélodrames égyptiens. Wechma est à l'origine d'un nouveau courant cinématographique appelé « modernité cinématographique ».[8]
[modifier] Festivals de cinéma
Le Festival international du film de Marrakech est l'évènement cinématographique le plus important du royaume, on connait moins celui de Tanger dédié au court-métrage, ou encore celui de Salé consacré à la femme «Ecrans de femmes», et celui de Meknès consacré au cinéma d'animation (FICAM)[9].
En 2007, le cinéma marocain est à l¹honneur lors de la 64e édition du festival du film de Venise. Au programme de la Mostra, un panorama de courts métrages marocains de jeunes cinéastes en pleine émergence.
[modifier] Réalisateurs et réalisatrices
- Nabil Ayouch - Mohamed Asli - Hamid Bennani - Mourad Boucif - Ahmed Boulane - Ismaël Ferroukhi - Mohamed Ulad-Mohand - Saïd Naciri - Swel et Imad Noury - Hakim Noury - Mohamed Ousfour
[modifier] Acteurs et actrices
- nouredinne lakhmari
[modifier] Filmographie sélective
- Ali Zaoua prince de la rue
- Les Anges de Satan
- L'Enfant endormi
- L'Ennemi intime
- Le Grand Voyage (film, 2004)
- Marock
- Wechma
- Whatever Lola Wants (film, 2008)
[modifier] Notes
- ↑ Son premier long métrage, Marock, est produit en 2004 et figure dans la section Un certain regard au Festival de Cannes en 2005.
- ↑ 60% des Marocains ne vont pas au cinéma in Aujourd’hui le Maroc par Qods Chabâa
- ↑ inscrit au catalogue des Lumière sous le numéro 1394.
- ↑ Le cinéma marocain par : Virginie Lelièvre
- ↑ Le réalisateur débarqua à Marrakech avec armes et bagages (plus de 25 camions de matériel pour le tournage de ce film)
- ↑ Un espion est assassiné à Marrakech et confie au Dr. Benjamin McKenna, rencontré la veille, qu'un attentat se prépare à Londres. McKenna et sa femme se retrouvent embarqués dans un complot international, obligés de se taire pour sauver leur fils gardé en otage.
- ↑ Le cinéma marocain à l'heure d'Hollywood par Odile Tremblay
- ↑ Une histoire du cinéma marocain Festival des 3 Continents
- ↑ Ce festival devient l'un des principaux rendez-vous mondiaux du cinéma d'animation et représente le seul du genre sur l'ensemble du continent africain.
[modifier] Liens internet
- Centre cinématographique marocain
- liste de films marocains sur IMDB
- http://www.maghrebarts.ma/cinema.html réference incontournable pour l'actualité du cinéma marocain
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