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Astérix et Obélix contre César

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Astérix et Obélix contre César est un film franco-italo-allemand, réalisé par Claude Zidi, sorti sur les écrans en 1999. Il est, comme son titre l'indique, une adaptation de la bande dessinée Astérix le Gaulois.

SynopsisModifier

« Nous sommes en 52 avant Jésus-Christ ; toute la Gaule est occupée par les Romains... Toute ? Non ! Car un village peuplé d'irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l'envahisseur. Et la vie n'est pas facile pour les garnisons de légionnaires romains des camps retranchés de Babaorum, Aquarium, Laudanum et Petibonum... »

Et comme toujours, César a des ennuis avec nos Gaulois, disons plutot qu'un certain Detritus lui a caché l'existence de ce petit village qui resiste encore et toujours aux Romains. César veut donc détruire ce village et l'assiège. Juste au moment où le druide Panoramix doit se rendre à la forêt des Carnutes où a lieu annuellement le grand rendez-vous des druides qui élira celui qui a inventé la meilleure potion. Un pacte a été créé avec les Romains, obligeant ces derniers à laisser tranquille les druides dans leur forêt mais Detritus, lui, n'est pas de cet avis car "Les promesses de César n'engagent que César". Il capture donc le druide pendant la cérémonie pour avoir le secret de la potion magique. Astérix et Obélix doivent donc monter une opération pour le retrouver, Obélix va se faire enrôler dans l'armée romaine en tant que "Obélus" avec Astérix comme prisonnier de guerre...

CritiqueModifier

On commence par être désagréable et distribuer des baffes.

Claude Zidi n’était pas prêt pour ce genre de projet. Des tonnes d’effets spéciaux, une équipe internationale, des décors monstrueux, des contraintes budgétaires énormes, pour ce qui reste un film de commande. Alors, le scénario s’en ressent, sans véritable histoire, juste une continuité d’ historiettes, plus ou moins tirées des différents albums. Les américains ont encore de beaux jours devant eux pour ce genre de projet. Mais il ne s’en tire pas trop mal, même si cela manque d’invention et de maîtrise, il fait son travail honnêtement. C’est réconfortant de voir les européens (le film est franco-allemand, ach !) se lancer dans de tels projets.

Christian Clavier devrait se calmer un moment et nous lâcher les grolles avec son agaçante habitude de nous refaire Jacquouille la Fripouille à toutes les sauces. Il nous a fait bien rire avec Les Visiteurs, un peu moins avec le Retour, et pas du tout dans Astérix . Et surtout, c’est impardonnable, il ne joue pas Astérix, et c’est une faute professionnelle pour un comédien de ne pas jouer son rôle. Autant Astérix, le vrai, est sympathique, intelligent, courageux et cynique, autant Astérix-Clavier est creux. Cela doit être pour cela que Claude Zidi le met au second plan derrière Obélix-Depardieu.

Mais quelle idée d’avoir choisi Gérard Lauzier pour les dialogues. Là, il n’ y a aucune invention seulement des dialogues de circonstance oubliant l’ humour des albums. Certes, depuis la disparition tragique de Goscinny, Uderzo avait plus de mal à atteindre la qualité du tandem, mais cela reste honnête. Mais là, rien. Il n’est même pas capable de faire de chaque nom de romain ou de gaulois un bon jeu de mot (Détritus et consorts sont des inventions des albums).

Et cela devient crétin lorsqu’il nous place quelques remarques démagogiques d’actualité (le trou de la sécu par exemple). Ce qu’évitaient les auteurs de la B.D. pour garder une certaine intemporalité à leurs propos. Il aurait fallu un Pascal Jardin ou un Pierre Tchernia pour cela.

Et puis il y a l’abominable doublage de Marianne Sagebrëcht et de Hardy Kruger Jr. Si Laetitia Casta a de la chance d’être belle, elle ne joue pas très bien... Mais c’est Romy Schneider comparé à Hardy Kruger Jr (c’est papa qui doit rougir...).

Mais la plus grosse baffe va aux contraintes imposées par la coproduction télé. Parce qu’il a dû tourner dans un format compromis entre l’écran télé et l’écran cinéma, le directeur de la photo n’a jamais pu faire entrer en entier les fabuleux décors dans le cadre de l’image. Et ça, ça fait rager.


Le pari était difficile à tenir, car dans un livre, on peut s’arrêter sur une image, revenir en arrière, relire plusieurs fois une bulle pour continuer à rire, mieux comprendre, se régaler d’un dessin. Au cinéma, c’est évidemment impossible. Impossible de faire une pause pour mieux déguster une scène. Le film avance, à 24 cases par seconde. Et il n’y a plus cette distanciation (qui est tout autant une projection) due au dessin. Un personnage dessiné est bien plus impersonnel que le visage d’un acteur. Les moustaches et les braies bleues et blanches d’Obélix n’ont rien de ridicules, mais Depardieu a l’air de sortir d’un bal costumé du Mardi-Gras.


Car malgré tout, il n’y a aucun mal à se faire plaisir. Déjà de voir la plupart des icônes des Bandes Dessinées reprises dans le film avec une belle réussite. La bagarre de poissons, les chants d’Assurencetourix, les baffes aux romains, les lions dans l’arêne, le menhir d’Obélix, le camp retranché romain, le bouclier casse-gueule d’Abraracourcix... Tout y est, et souvent les effets spéciaux rendent parfaitement les images de la B.D. Par exemple, lorsque le chef tombe du bouclier, son casque reste suspendu en l’air quelques secondes... Excellent ! Les bagarres avec les romains font déjà date dans l’histoire du cinéma, et tout un tas d’effets spéciaux à découvrir...

Se rajoutent à tout cela des trouvailles propres au cinéma qui se fondent parfaitement dans l’esprit gaulois. Les porte-voix géants pour les discours de César, les animaux dans l’arène, le rocher qui écrase Obélix et Astérix, comment ouvrir une tortue romaine... L’équipe des SFX a su donner vie à l’ imagination de Claude Zidi, Claude Berri et Jr (Thomas Langman, producteur associé et instigateur du projet par ailleurs).

Si les effets spéciaux sont impressionnants, des acteurs sont bien présents. Depardieu joue Obélix comme il fallait le faire, timide, maladroit, pas toujours futé, le cœur sur la main. Il n’en fait pas des tonnes, il fait juste ce qu’il faut pour garder l’esprit B.D. En matière d’excité, Roberto Benigni bat Clavier, en moins énervant. Avec Obélix, ils semblent monopoliser le film. Mais la couronne de lauriers revient à Jean-Pierre Castaldi en Caius Bonus. Il s’en donne à cœur joie et c’est un vrai plaisir de le voir se prendre des baffes voltigeuses dans la face.

Et puis il y a Arielle Dombasle, parfaite, Sim fait un très bon Agecanonix, Pierre Palmade un très juste Assurancetourix. Dommage que Michel Galabru et Marianne Sagebrëcht aient été si peu utilisés, que Claude Piéplu trop grimé ne puisse montrer son talent shadockeur.

Le troisième acteur du film c’est l’image. La beauté des décors et le la lumière sont renversantes. Notamment une scène époustouflante où l’on voit Astérix, Obélix et Panoramix sur une plage. Il y a même une scène de bataille qui n’est pas sans rappeler les couleurs de Ran de Kurosawa (les boucliers rouges sur le fond vert) - ne vous excitez pas, je ne parle que des couleurs... Zidi n’a rien à voir avec Kurosawa bien sûr-.

Le film est parfait pour les enfants. C’est un spectacle très familial, qui ne s’adresse qu’aux enfants et aux amateurs d’Astérix, les autres n’y trouveront pas grand intérêt. Ce qui est sûr, c’est qu’il ne faut surtout pas gâcher son plaisir, et aller distribuer des baffes à Caius Bonus est un sacré remède contre l’ennui. En plus, il a même pas mal !

Fiche techniqueModifier

  • Titre original : Astérix et Obélix contre César
  • Réalisation : Claude Zidi
  • 1er Assistant: Stéphane Chemin
  • Scénario : Claude Zidi, d'après les personnages de René Goscinny et Albert Uderzo
  • Dialogues : Gérard Lauzier
  • Sociétés de production :
  • Producteur : Claude Berri
  • Coproducteurs : Dieter Frank et Reinhard Klooss
  • Producteur exécutif : Pierre Grunstein
  • Producteur associé : Thomas Langmann
  • Musique : Jean-Jacques Goldman et Roland Romanelli
  • Directeur de la photographie : Tony Pierce-Roberts
  • Montage : Nicole Saunier et Hervé de Luze
  • Création des décors : Jean Rabasse
  • Création des costumes : Sylvie Gautrelet
  • Dressage des lions : Thierry Le Portier
  • Film franco-italo-allemand
  • Genre : comédie
  • Durée : 105 minutes
  • Date de sortie : 3 février 1999

Distribution Modifier

Liens externes Modifier


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